Oct 23 2018

La Fabuleuse Histoire du 4éme rapport

Luc Fertin

La fabuleuse histoire du 4éme rapport !

4 rapports, impossible me diriez-vous ! qui est capable d’enfiler 4 rapports à la suite sans essouffler la machine et sans la rendre impuissante ! On pourrait facilement imaginer ce genre de dialogue au comptoir d’un bistrot ou entre amis épicuriens. Il n’en est rien.

En 1937, Michelin, fabricant français de pneumatiques, rachète Citroën et place Pierre Boulanger comme patron. Il a l’idée de créer une voiture destinée aux classes sociales du monde rural et à faibles revenus, le souci premier étant de permettre à la maison mère Michelin d’accroître son activité de pneumatiques.

S’inspirant d’une enquête faite auprès d’un public ciblé, envoyée à plusieurs milliers d’exemplaires à travers l’ensemble du territoire , Boulanger écrit le cahier des charges précis et draconien, définissant le projet « TPV » (« toute petite voiture »)3 : avec quatre places assises, 50 kg de bagages transportables, 2 CV fiscaux, traction avant (comme les 11 et 15/Six), 60 km/h en vitesse de pointe, boîte à trois vitesses, facile d’entretien, possédant une suspension permettant de traverser un champ labouré avec un panier d’œufs sans en casser un seul, et ne consommant que 3 litres aux 100 kilomètres. Elle doit pouvoir être conduite facilement par un débutant. Et surtout, aucun signe ostentatoire. Le slogan publicitaire « 4 roues sous 1 parapluie » de la fin des années 1960, résume assez bien l’esprit général de ce que le patron attendait.

Il désigne André Lefebvre à la tête du bureau d’études, qui a déjà fait ses preuves sur la Traction. Il aura pour associés, Pierre Meyer, Alphonse Forceau s’occupant de la suspension, Jean Muratet spécialiste de la carrosserie, et Flaminio Bertoni4.

Après la fin de la guerre, le rythme s’accélère. Walter Becchia finit de mettre au point le « moteur boxer bicylindre », toujours bicylindre de 375 cm3 mais refroidi par air, développant 9 ch SAE, directement inspiré du moteur équipant la moto de celui qui réclama longtemps de pouvoir dessiner la TPV : Flaminio Bertoni. La TPV reçoit aussi une boîte de vitesses à trois vitesses et une surmultipliée, et le patron accepte enfin que l’on emboutisse la carrosserie de la future 2 CV ce qui autorise quelque galbes de tôles comme des jupes d’ailes à l’arrière. Elle dispose d’une suspension à ressorts hélicoïdaux avec amortisseurs à friction et batteurs d’inertie, inventée par Léon Renault, qui lui procure sa fabuleuse tenue de route.

Le 7 octobre 1948, au salon de l’automobile de Paris, Citroën présente la 2 CV type A presque définitive. Elle n’est pas encore disponible et il n’est pas possible de voir ce qui se cache sous le capot10.Une plaisanterie est lancée : « Obtient-on un ouvre-boîte avec elle ? ». Le succès de curiosité est aussitôt refroidi par son prix qui n’est que provisoire et par des délais de livraison trop flous. Très rustique, avec une silhouette déconcertante, elle semble issue du concours Lépine.

 

En 1949, juste avant l’ouverture du salon de Paris, elle est reçue par le service des Mines et désignée « Type A » (comme la TPV en 1939). La production de la 2 CV type A commence alors, avec un modèle unique et une seule couleur disponible. Elle est vendue sans serrure de portes : le dispositif d’antivol proposé étant celui adopté sur les bicyclettes, pris entre le volant et la barre centrale du siège avant. Les seuls instruments du tableau de bord sont un tachymètre et un ampèremètre.

Dans le même esprit de sobriété, le dépliant qui présente le produit est simple : quatre pages au format d’une carte postale (9 × 13 cm), imprimées en monochromie avec quatre photos.

Une innovation inclue depuis le début de la production fut le montage en série des nouveaux pneus à carcasse radiale de Michelin, commercialisés pour la première fois sur la 2CV 12. Cette conception radiale faisait partie intégrante de la conception du châssis de la 2CV13

Monsieur Boulanger était contre les boites à quatre vitesses, alors qu’elle aurait bien été utile sur la Traction entre autres, et en conséquence au lieu d’appeler cette vitesse la quatrième il l’appela surmultipliée pour ne pas se contredire. Comme quoi les génies sont aussi de mauvaise foi.


Juin 17 2015

Garage Couralet

Luc Fertin

Durant le weekend du 13 et 14 juin, Events Car a été choisi pour collaborer à l’animation du Garage Couralet à Aire sur l’Adour. Le but était de créer l’événement pendant les portes ouvertes en proposant aux clients du garage une balade en 2cv.

Et nous pouvons vous assurer que cela a marché !

Nous sommes sûrs que certains villageois vont attendre de pied ferme samedi et dimanche prochain en vain la douzaine de 2cv qui sont passés au moins 4 fois devant eux !

Samedi à 10h du matin, c’est l’arrivée des participants et la découverte des 2cv, les convives sont excités et pressés de conduire, mais comme on dit « mieux vaut prévenir que guérir », donc pas de précipitation mais un petit brief de conseils et de sécurité. Le départ est donné, les voitures se suivent, les klaxons fusent, les saluts sont lancés, tout comme les sourires !

Le convoi s’est engagé dans le centre ville d’Aire sur l’Adour, puis direction Duhort-Bachen, Eugénie-les-Bains, Geaune et retour au garage. Dans chaque ville, un arrêt était effectué afin que tout le monde puisse conduire, mais aussi se détendre, faire des selfies 2cv, arborer les alentours, se balader et découvrir l’histoire des villages car un quiz leur était proposé !

De retour au garage: correction du quiz puis un mot de remerciement de la part de Monsieur et Madame Couralet avant de partager une petite collation. Le midi, des petites verrines et toasts, et l’après midi, des mignardises. Tout cela accompagné de boissons fraîches pour se rafraîchir du soleil pour les plus chanceux !

Un weekend qui s’est déroulé dans une ambiance familiale et ludique.

Les participants, le garage Citroën Couralet et Events Car en garderont un heureux souvenir !


Mai 4 2012

MANUEL de CONDUITE ECONOMIQUE

Luc Fertin

Il fut un temps (que les moins de….) ou la notion d’éco-driving s’appelait la conduite économique. Ce manuel, édité dans les années 80 par Citroën concernait évidement la 2cv.

Avec en première page de ce manuel, un superbe dessin avec une petite voiture crachant un épais nuage d’échappement et en guise de soleil, une pièce d’un franc !!, nous sommes parfaitement dans les années deuches.

Alors, bonne lecture et savourez les dessins de ce manuel qui mérite une lecture attentive :

manuel de conduite économique

Conduite en ville et sur route

vitesse et chargement